Deux semaines sans voir une île, l’océan à perte de vue jusqu’à la première escale [...]

Deux semaines sans voir une île

Deux semaines sans voir une île, l’océan à perte de vue jusqu’à la première escale. Ainsi ma grand-mère décrivait-elle son premier voyage en bateau vers la Nouvelle-Calédonie. D’elle, j’ai hérité de ce papier artisanal réalisé en Auvergne, jauni, vieilli par près de cinquante ans et par l’humidité océanienne. Sur ces cinq feuilles, j’ai tracé les formes de l’océan, les vagues d’écume aux allures de montagnes, ces racines que la lumière et l’ombre semblent dessiner sous la mer, en transparence, liens entre des temps, des lieux différents.
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