Établir les contours, comme un principe fondamental du rite. Signifier la frontière bien nette du sacré avec [...]

xxiii pour v par vii dans xiii

Établir les contours, comme un principe fondamental du rite. Signifier la frontière bien nette du sacré avec le profane, ne le laisser s’exprimer que dans ce fragile interstice ménagé avec prudence et retenue. Avant tout, laisser un espace intermédiaire, un espace de purification. Carré de 13. Ensuite le cadre véritable. 5 par 7. Dans cet intervalle, laisser parler une particule de chaos, un instant, la pensée qui se déconstruit grâce à la répétition des gestes simples, connus, qui autorisent la plongée dans le sacré. Baliser le temps. Marquer le début, marquer la fin. Tenter de capturer, en quelques mots, l’essence des pensées confuses qui ont teinté le dessin. Cela fait partie du rite. 23 fois. Là encore nombre premier. La répétition trouve son aboutissement au bout de 23. 23 moments d’âme qui, alignés, forment des fractions d’un chemin temporel. Que la voix et la marche tisseront à nouveau ensemble en une lecture processionnaire. À chaque nouvelle lecture, le rite est renouvelé, les connexions actualisées. Le temps présent cohabite avec le temps défini de la première réalisation.
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