À propos

La première impulsion vient de la mer. Il y a ce paysage mental qui n’existe qu’à l’intérieur du crâne, et il est inféodé au souvenir des eaux obscures, insondables, de l’océan Pacifique, au vertige que provoque la contemplation de l’infini et de l’informe.

À cette première vision de la mer s’allient l’océan chaotique et créateur des mythes anciens, soient-ils océaniens ou mésopotamiens, la prima materia au-delà de la fragmentation du langage.

Les formes végétales et minérales, tourmentées, de la Nouvelle-Calédonie s’y mêlent enfin, souvenirs diffus de l’île d’origine ayant forgé un imaginaire d’ombres et de racines, que l’esprit dessine sur des paupières closes, que la main trace naturellement.